26 janvier 2012

Parler Québécois, parler Chinois

La montée de lait: Je parle français, OK!?! Bon, ça fait du bien!

Il fallait que je le dise une fois pour toute, même si je ne suis pas réellement outrée de l'incompréhension de mes interlocuteurs européens. Très chers amis du Québec, je vous l'annonce aujourd'hui officiellement: Il semblerait que notre français soit la forme archaïque qui aurait immigré avec les colons, les coureurs des bois et les filles du Roi. C'est du vieux stock quoi.

Au départ, je me demandais ce que je disais de différent, parce que moi je n'entendais pas de différence entre eux et moi. Puis, je me suis mise à étudier mes propres paroles et je dois l'avouer, notre langue est vraiment marrante en réalité. Une bonne dose d'images, un peu d'anglais, des accents aigüs et circonflexes un peu partout et une bonne dose de plaisir. Le québecois est lyrique et tout le monde l'aime.

Mes très chers amis Français: Air perplexe, le front plissé, la bouche pincée, les yeux en point d'interrogation et quelques hum hum, puis en riant me lancent: «j'ai rien compris, mais c'est ça sonne bien, comme une musique». L'air perplexe migre sur mon visage: «Hein? Comment ça? Rien? Rien de rien?» «Ben si si, mais qu'est-ce que tu veux dire quand tu dis...»  Que de fous rire partagés, que de plaisir à décortiquer les expressions québécoises...

- Ah fuck!
(Traduction: Hey merde ou putain!)

- J'étais crampée ben raide, à m'en rouler à terre pis faire le bacon.
(Je riais tellement que j'en avais mal au ventre et que je me serais rouler par terre)

- J'étais pognée avec une gossante qui voulait pâs ça fermer.
(J'étais prise avec une emmerdeuse qui parlait sans arrêt)

- Tantôt j'ai utilisé mon fer pis je pense que je pense que j'ai fucké le chien.
(Tout à l'heure j'ai utilisé mon fer à lisser et je crois que je l'ai brisé)

Quessé ça c'te motton-là?
(Mais qu'est-ce que c'est que cette motte)

Ma valise est vraiment jampacke, je vais shiper du stock par la malle.
(Ma valise est pleine à craquer, je vais envoyer des trucs par la poste)

Pis, t'as-tu frencher le gars?
(Alors, as-tu embrasser le mec?)


Petit lexique à l'usage de mes amis français (Letitia, Sophie, Romain et Florianne)

Patenteuse (débrouillarde, artisanne)
Être licheux, têteux (dire des flateries, lèche-botte)
Gratteux, gratteux de fond de tirroir (radin)
Avoir des bidoux, des piasses, faire le motton (argent, beaucoup d'argent)
Zigonnage (bidouillage)
Magasinage (shopping, faire les boutiques)
Chandail (pull, écharpe), bas (chausettes), saccoche (sac à main), tuque (bonnet),
Faire une brasser (laver ses vêtements),
Être écoeurer, être tanner (en avoir marre, avoir sa claque)

À la revoyure  :)
(À la prochaine)

25 janvier 2012

Berlin, ville des géants et des strudels!

D'accord. J'ai toujours été dans le premier rang pour la photo de classe, la petite fille qui se mettait sur le bout des orteils pour pouvoir faire du tour de montagnes russes ou celle qui réussit à se tailler une place dans un métro plus que bondé parce que je suis une souris. Je fais 1m62. Je suis petite, mais pas stroumpf! Oh, là là...


Vendredi dernier, j'arrivais à Berlin. Évidemment, j'avais plutôt une tronche de zombie après la merveilleuse nuit (presque) blanche que j'avais passée. Parenthèse: Bon concept easyjet... chose que j'avais pas compris c'est qu'on se fait royalement chier en compensation de l'argent économisé. Bah, je dis ça de même. Fin de la parenthèse. Donc, je débarque à Berlin, dans Neukolln pour rencontrer mes hôtes Couchsurfing. Deux filles françaises, Sophie et Florianne, qui adorent l'Allemagne, l'allemand et les Allemands. Je ne pouvais mieux tomber qu'avec ces deux férues de culture, hyper impliquées, dynamiques et bien décidées à me transmettre leur passion pour cette wunderbar ville. J'en ai profité pour m'initier à la langue de Süskind, Kant et Kafka, jetzt geht's los!

Tout d'abord, je suis allée m'instruire au DDR museum, musée relatant les absurdités et l'histoire en Allemagne de l'est, la répercussion et conséquence sur son peuple. Super intéressant, mais jusque là j'étais plutôt entourée d'autres touristes. De taille normal, tsé.

Plus tard, j'avais rendez-vous avec Sophie pour assister à une projection de Graf Von Bothmer, film muet avec orgue live. C'était magique. Ici commence ma rencontre avec les géants. Nous sommes à l'extérieur en fil d'attente (plutôt un motton de monde) pour pour entrer et je remarque que la foule qui m'entoure fait une tête de plus que moi. Sophie est passablement grande et comparée à eux, elle paraît petite, alors moi je suis une souris, que dis-je, une puce à la merci de leurs chaussures pointure 14!

Le lendemain, toujours accompagnée de Sophie, acolyte en or, nous bravons le froid détestable en direction musée d'histoire de l'Allemagne qui présente Für Immer Jung. Superbe expo photo faite par des jeunes présentant leur jeunesse, sa beauté, leurs idéaux et leur quotidien. Serh gut. Feenhaft! Nous y rejoingnons un Bavarois, Frank, baraqué, blond, aux yeux bleus et faisant 2 deux têtes de plus que moi! Énorme (comme le dit si bien Florianne)! Impressionnant, le mot est faible. Mais je n'avais encore rien vu.
Le teste de la currywurst

En soirée, nous sommes allées à l'Aréna, méga salle de spectacle qui réunissait une association des jeunes fermiers de la Bavière. Oh boy! À perte de vue, des géants vêtus de leur habit traditionnel, variant selon la région. De toute beauté! Des salopettes courtes en corduroy vert brodés, des chapeaux de Robin-des-bois et les bas aux mollets. Évidemment j'ai me suis fais photographiée à leurs côtés, mais vous devrez attendre je développe le négatif pour voir la preuve!

Donc, convaincue qu'il doit y avoir quelque chose dans les strudels, les currywurst et la bière... Je m'y suis mise pour faire l'expérience. Ça reste à voir. Je suis sceptique.
Tscüss les amis!

21 janvier 2012

De Paris à Berlin: bitte! danke! hallo! tchüss!

Saviez-vous que :
  •  Pour se rendre dans un des foutus aéroports, soit Orly ou Charles-de-Gaulle, il faut compter au minimum une heure dans les deux cas. Quand on est touriste, c'est toujours plus long parce que oui on se perd, oui on cherche les foutus indications et oui on s’arrête mille fois pour re-regarder 20 fois le ti-plan pour être sur de ne pas s’être trompé de chemin.
  • Les taxis de Paris sont quasi inexistants et coûtent la peau des fesses.
  •  Paris détient le record mondial du système de transports en commun le plus labyrinthique, pas très clair et pas mal chiant.
  • La possibilité d’y tourner en rond (tsé le chien qui coure après sa queue… un peu épais du cerveau cette bête, ben c'est ça!), Bus, noctambus, RER, métro et couloirs interminables…
Conversation avec mon ami Romain cette semaine:

- Quelle heure ton vol pour Berlin?
- 6h45 à Orly.
- Orly où?
- Comment ça où? Orly Orly, ce n’est pas écrit autre chose…
- Ben, faut vérifier! Oh là là... Il y a à Sud ou Ouest. 
- Ah! Ok! 

On regarde donc sur le site des aéroports de Paris, trouve la compagnie aérienne et tout le tralala. Parfait, alors go pour Orly Sud! FastocheJ. Ouin, c’est ça… Soudain, déclic de cerveau, ohhh putain!  Je dois être là genre deux heures à l’avance pour l'enregistrement et les douanes, donc me lever trois heures avant mon vol, me rendre à l’aéroport toute seule, en pleine nuit, ouf. Bon, ce ne doit pas être trop compliqué. ERREUR.

Options pour aller du point A au point B:
1.       Prendre le taxi. Euh, on disait quoi donc?
Pas question que j’y laisse la peau de mes fesses.
2.       Transport en commun.
Euh, les métros, bus et RER ouvrent à 5h30. Pouète-pouète, Pas bon.
3.       Reste le noctambus… le monde glauque des bus de nuit. 
Ça l’air que je n’ai pas trop le choix. 
Marjorie à l’aventure :
Réveil programmé pour 3h20 du mat. Ça sonne. Putain de merde, déjà. Les yeux qui brûlent, la bouche pâteuse, allez debout paresseuse, Berlin t'attend. Bon, un pied, puis l’autre et ça y est je suis à la verticale. Pas facile, moi qui me levais à 10h00 depuis mon arrivée en Europe. Grrrr. Hop hop, habillée, pas brossée, pas démaquillée de la veille, pas grave, c’est l’heure de partir.  Go.
Je marche sur un boulevard des Invalides complètement désertique. Pas trop cool, mais j'ai vu pire. Direction gare Montparnasse, noctambus numéro 02. Jusque là, ça va, j'arrive même 10 minutes à l'avance. Je dois en prendre un autre à la gare d’Austerlitz. Je trouve pas le putain d’arrêt pour la connexion avec l'autre putain de noctambus à la con! Marche à travers la foutue gare et tourne en bourrique pendant 20 minutes… pour me rendre compte qu'au final, j’ai loupé mon bus de 10 minutes... Marde! Si ça continue, je vais finir par faire un «bis CDG 2008», je vais manquer mon avion et ÇA c’est hors de question! Non non non! Par miracle un taxi passe. Je n’ai pas le choix. Chling-chling, crache le cash.
Arrivée à Orly 5h10. Enfin au point B! Le mec à l’enregistrement est trop sympa, il me donne un embarquement prioritaire gratuit. Wou Hou, je passe devant tout le monde. Et c’est parti pour Berlin mon kiki!
Tschüss zusammen :)

16 janvier 2012

En vadrouille dans Paris version minute maid

Oh là là! Ces derniers jours ont été comme un jus d'orange en canne Minute Maid pas dilué. Tsé veut dire. Vraiment intensément remplis et hyper énergisant. Bon, je ne sais pas si vous avez déjà fait l'expérience de prendre un chunk de slush de Minute Maid, si ce n'est pas le cas, et ben courez acheter une canne vous comprendrez ce que je veux dire. Ça fesse!

Mon plan était d'aller en vadrouille (décidément, j'adore ces expressions!) tranquille, marcher en regardant en l'air en tentant du même coup d'éviter les crottes de chiens qui sont une vraie épidémie de trottoir. Bon, vu que je ne regarde pas trop où je mets les pieds, je me guide à l'odeur... cool hein?! Jusqu'à présent, mes souliers sont sains et saufs.

Vendredi: Monmartre.
Descendue au métro Blanche, j'ai arpenté les rues tortueuses de la butte, j'ai pris un café sur une terrasse toute jolie et déserte (café le moins cher à date 1,80 euro!) et j'en ai profité pour faire un brin de lecture au gros soleil. Suite de l'escapade en direction du moulin de la galette, du Sacré Coeur, rue des Abbesses puis rue Lepic pour voir ce fameux café des Deux Moulins. Vraiment décevant. Pas de magie, musique américaine et service bof. J'y suis resté par principe, parce que j'adore Amélie Poulain.

Samedi: Le premier arrondissement.
Destination la tour Eiffel. Je suis une touriste, il faut que je me l'avoue une fois pour toute. Même avec mon habit de camouflage parisien (noir de la tête aux pieds!) je reste émerveillée par ce gros machin de métal. Arrivée face à la chose, je m'assois dans un parc qui en donne une vue magnifique vraiment juste à côté. Alors, j'ouvre ma sacoche, sors mon sandwich acheté au préalable et un jeunot assis sur même banc me demande si je viens d'ici. Gloire intérieur: mon camouflage est top quoi!! Jeune Russe, sympathique, Ilya, est là pour moins de 48 heures, en transit vers la Suède. Rencontre improbable ailleurs qu'ici, non? Entre étrangers, on se sert les coudes, alors je l'invite à se joindre à moi pour mon après-midi Trocadero, Tour Eiffel, Champs de Mars, Champs Élysées, Corcorde, Tuileries.

Le soir, je rencontrais Katia au métro Gambetta pour ensuite nous rendre dans la banlieue chaude (département 93) de Paris. Guillaume (le chum de Katia) jouait dans le Bal à Momo, un party-spectacle de vieilles tounes 70-80-90, juste les classiques... On a dansé, chanté au son des Beatles, Rolling Stone, Rita Mitsouko, Indocine, mais j'ai surtout découvert Alexandrie Alexandra de Claude François. J'a-do-re! C'est devenu mon nouveau hit quétaine! Dès les premières notes, tout le monde hurlait, puis ils se sont mis à danser synchro THE chorégraphie. Malade. J'en pleurais de rire. Soirée très réussie quoi.

Dimanche: Promenade au Père Lachaise.
Encore du soleil, c'est incroyable, même les Français n'en reviennent pas tellement il fait beau. Je l'avait dit, 2012 va être une année du tonnerre ;) Après mettre perdue et reperdue dans les allées du cimetière, j'avais un goûter avec Letitia, ma colocataire et ses amis. Je me suis délectée d'une part de galette des Rois. J'en avais jamais mangé parce que l'apparence est peu attrayante... mais attention! Pâte feuilletée et frangipane c'est juste trop succulent, j'en aurai pris trois autres parts, mais il fallait dîner... Alors, on s'est dirigé vers Ménilmontant vers le Zanzibar de Rimbault, tenu par des Sénégalais, pour une soirée plutôt expérimentale, de slam, poésie et musique. Génial!

Bon, disons que Paris s'offre à moi et je m'ouvre à elle :)
Je crois bien que l'on se plaît bien l'une l'autre.

À plus mes esquimaux,
Bises

12 janvier 2012

Saint-Germain-des-Prés, je t'aime!

Réveil midi. Fraîche comme une rose. Enfin, après deux jours à traîner une mine de cadavre, j'en avais marre. Hop! Hop! J'enfile le déjeuner rapido, un saut dans la douche et puis je me pars de mon style parisienne, élégance et féminité de la tête aux pieds. Le rouge à lèvre framboise dans la sacoche s'il vous plaît. Merci. Je suis partie!

Direction Saint-Germain-des-Prés.  Finalement, j'opte pour un petit saut sur l'Île de la Cité pour dire coucou à la grande Notre-Dame de Paris. J'avoue que ça en valait le coup. Les vitraux sont sublimes et je comprends que Victor Hugo ait été inspiré par ce lieu de culte. Bon, j'ai fait un tour vite fait et retour à mon objectif. En route j'achete un plan de Paris par arrondissement (8 euros bien investis), bien mieux que de traîner un guide qui met une étiquette TOURISTE sur mon joli front de pseudo parisienne tout bichonné.

Alors, mon plan numéro uno était de fouarrer au Café de Flore mais je me suis rétractée quand j'ai croisé ce super petit café-bar. Le Café du Marché, terrasse chauffée (à Montréal quand il fait 10 y a pas de chauffage et les tables sont toutes prises!) et moi attablée et servie juste le temps de poser mes fesses sur le siège. J'aime.  Café s'il vous plaît. Délicieux. Une envie de sucre me prend. Une crêpe au sucre s'il vous plaît. Miam! J'en ai deux. Je reste à flâner, tranquille, je lis un brin et j'écoute les retrouvailles de mes voisins de table. Appelons-les Renaud et Florence. Alors, Renaud est un artiste graphique qui fait la fête tous les soirs qui fume une sur l'autre ses américaines et se cherche un appart dans le 18e (Montmartre). Florence fume aussi comme une cheminée, a pris une cuite d'enfer pour le nouvel an et boit les paroles du beau Renaud. Magnifiques tous les deux. Je me serais jointe à eux volontiers! On a fait un brin de causette avant que je quitte. Très sympas.

J'ai mis le cap vers le fameux Café de Flore. Pourquoi? Plusieurs raisons. 1) Je suis de celles qui ont beaucoup aimé le film de Jean-Marc Vallée. 2) Plusieurs auteurs en font un lieu de création, Houellebecq, Nothomb et Beigbeder pour ne nommer qu'eux. 3) J'avais envie de me sentir entourée par cette énergie vibrante qui dégage de cette institution. J'ai écrit jusqu'à 19h30 puis je me suis dis qu'il faudrait bien manger. Alors, retour à l'appart. Je reviens bientôt, assurément.

À bientôt les cocos ;)

10 janvier 2012

Histoire d'aéroport

J'aime pas les aéroports. À mes yeux, c'est l'équivalent du dentiste pour ceux qui font de l'urticaire juste d'y penser. Je vous explique.

Il y a quelques années, je faisais mon premier voyage de backpackeuse en solitaire durant un mois. Suisse, Italie, Sud-ouest de la France (Lyon, Tarascon, Nymes, Arles, Sète, Perpignan, Andorre et la belle Barcelona!  J'ai fait la rencontre d'une foule de personnes voyageant comme moi en Europe, cassées et pour la plupart des étudiants. Je dis vive les auberges de jeunesse et la folie qui m'a permis de courir vers l'inconnu à bras ouverts.  Merveilleux voyage...

Fait à noter, mes (multiples) déplacements se sont soldés par la disparition spontanée d'effets personnels. Une ceinture, un chargeur, un chandail, une camisole, un maillot de bain. Chaque jour qui s'écoulait avait son lot de gaffes ou de catastrophes évitées par justesse. Combien de fois aie-je couru pour ne pas manquer mon train? Je ne compte plus. Je me disais que ça rajoutait piquant à l'aventure... Jamais j'aurais cru que l'affaire pourrait se rendre jusqu'à LA PIRE EXPÉRIENCE DE MA VIE. J'ai manqué mon vol de retour. Pourquoi? Parce que j'ai mal vérifié l'heure. Simple distraction... tragédie oui! Moi, petite québécoise qui avait hâte de retrouver Montréal, en train de pleurer et suppliant le Monsieur de me faire entrer... «l'avion décolle dans 45 minutes, s'il vous plaît, mais quesse que je vais faire moiiiiiiiiii!» Tragédie parce le monsieur n'a pas été gentil, que j'ai dû appelé Papa-Maman et leur dire la giga gaffe.

Pouvez-vous imaginer mon niveau de stress aujourd'hui. Mal de coeur, mal de ventre, ahhh, je pense que je somatise... OUI Marjorie, t'inquiètes tout va bien aller. Je suis appelé pour l'embarquement, soupir de soulagement.Mais non! La malédiction des aéroports continue de sévir. Panique! Panique! Où est mon passeport?! Perdu!? Bouffée de chaleur, palpitations. Pa-pa-pa-pa-pa! L'embarquement est imminent, putain!!! Course vers mon fauteuil d'attente... Petit passeport abondé m'attend, je suis béni des dieux. Aller j'embarque :)

On se revoit à Paris les copains!

9 janvier 2012

Départ dans 24 heures et des poussières

La dernière semaine a été surchargée. Rallye familiale, souper-café-brunch avec les copines, courses de dernière minute et booking complété ou presque. Actuellement, l'état de mes neurones semble critique. Aurais-je besoin de sommeil? Bah... C'est pour les faibles... ok, j'abdique. Mon lit m'assène les oreilles «dormirrrr, doooorrmiiirrr». Je crois d'ailleurs que mes tympans saignent. Je résiste quelques minutes encore pour vous dévoiler mon plan de match pour un voyage sans anicroche... Plusieurs d'entre vous en doutent (ces gens me connaissent bien...), mais sachez que j'ai la conviction profonde que ce voyage se déroulera sous le signe de l'optimisme, le plaisir et l'organisation. Oui oui! Je suis toujours positive, ok? De toute manière, j'ai appris de mes erreurs. Billets d'avion, hôtels et budget sont maintenant soumis à une vérification à la limite de l'excès. Séquelle de CDG 2008.

Backpack: Roulé et boulé - compacté et double checké.
Itinéraire: 10 jours à Paris - 10 jours à Berlin et cie - retour 5 jours à Paris puis FINITO PEPITO
Activités parisiennes: Exploration du Belleville de mon cher Pennac et ses Maulaussène, traîner un après-midi Café au Deux Moulins en soloprendre l'apéro au Café de Flore avec monsieur Pacanowski, assister à une représentation dans le poulaillier de la Comédie-Française, aller danser au Bal à Momo avec deux artistes parisiens trop sympathiques (Katia, danseuse contemporaine et Guillaume, musicien). Oh oui, que du plaisir en vue!
Mes activités, hébergements berlinois et cie restent à voir.. Mais, je compte bien continuer cette débandade de découvertes culturelles et sociales :)

Bonne nuit Montréal,
À demain Paris!
«In my carry-on»

5 janvier 2012

Départ le 9 janvier: Paris, j'arrive!

Hell ya 2012! Pour sortir de la torpeur gluante de l'année précédente, rien de mieux que de trouver un moteur à réaction à se rapper aux bottines, question de sortir one shot de là, sans trop de séquelles. Chacun a sa manière de transformer l'année précédente: on peut se faire un plan en 10 étapes faciles, écrire une liste des choses qu'on veut réaliser parce que l'an dernier on n'a pas eu le temps (procrastination quand tu nous tiens), prendre de jolies résolutions qu'on ne tient jamais finalement... Perso, étant de nature «radicalisatrix», j'ai regroupé tous mes dilemmes existentiels et projets passés et futurs en un beau gros tapon (appelons-le projet T) afin d'en finir une fois pour toute.

Faire ah-ya! (karaté moves) ou quoi que ce soit d'autre d'irresponsable tel que me mettre un engin inflammable aux pieds serait risqué et surtout ridicule (j'aime l'image, alors je peux bien rêver deux minutes). Ok fin de la pensée magique et début du plan d'attaque du projet T. Regardez-moi bien prendre cette giga motte (boulette, tapon, wathever) par les cornes: je vais la démêler, un fil à la fois et je vais triompher de la bête. Hell-ya! Maintenant que tout le monde est rassuré, parlons voyage.

Lundi prochain, passablement confortablement assise dans un siège d'Air Transat, mes oreilles et moi allons s'envoler pour l'Europe. Entendre autre chose que des grattes à toutes heures du jours ou de la nuit.... ahhh, quel bonheur. Oui mais oui pleut et il fait un froid humide là-bas... pas grave, je suis pas une mauviette, ni faite de chocolat et le bruit de la pluie j'aime ça. Bon. Pour compléter la trame de ce vagabondage européen, il faut évidemment quelques essentiels. Un calepin, deux appareils photo, trois crayons et plein de musique.

Alors, pour suivre mes péripéties, je vous invite cordialement à jeter un coup d'oeil à l'adresse qui suit pour la durée de mon voyage (de janvier à début février) puis je reprendrai la collabo avec Ari!

www.parislabellepluie.blogspot.com
Marjorie